François Rebello veut lancer une liaison ferroviaire de nuit vers New York

Un ex-député et proche de François Legault converti dans le tourisme veut maintenant lancer un service de train de nuit entre Montréal et New York.

François Rebello a claqué la porte du Parti québécois en 2012 pour se joindre à la Coalition avenir Québec de François Legault. Sept ans plus tard, l’élu devenu entrepreneur souhaite ouvrir toutes grandes celles d’un nouveau train de nuit qui ferait la route Montréal-New York sur les rails d’Amtrak.

Le projet est évalué à 10 millions $, essentiellement de sources privées, et pourrait voir le jour « prochainement », affirme le propriétaire de l’agence Train-Hôtel.

Même si cela fait des années qu’on parle d’un train à grande vitesse reliant Montréal et la métropole américaine, celui-ci n’est pas sur le point d’être construit, rappelle-t-il. Raison de plus, pour lui, de trouver des manières innovatrices de transporter les voyageurs rebutés par le prix d’un billet d’avion.

« Les voies ferrées actuelles ne permettent pas d’aller très rapidement. Alors tant qu’à passer plusieurs heures sur le train, autant offrir des lits, du divertissement, des repas de qualité et en faire une expérience vraiment intéressante. »

Gros potentiel touristique
En faisant le trajet Montréal-New York de nuit, « on a sauvé une nuit d’hôtel, on a sauvé du temps. Le potentiel est énorme d’un point de vue touristique. »

Son agence offre déjà des voyages organisés, de jour, avec des thématiques comme le jazz. Mais il souhaite mettre sur pied un service régulier de nuit, avec la participation des sociétés ferroviaires VIA Rail Canada et Amtrak et l’appui des gouvernements locaux. Le projet a déjà obtenu le feu vert du gouvernement de l’État de New York.

« Nos études de marché démontrent qu’on aurait de quoi remplir deux trains contenant jusqu’à 120 personnes chacun chaque nuit, l’un en direction de Montréal, l’autre vers New York », précise M. Rebello en entrevue au Journal.

Ne reste plus qu’à obtenir l’aval du Canadien Pacifique, principal propriétaire des rails qu’emprunterait le train, et du Canadien National.

« Là où ça bloque, c’est au niveau des droits d’accès. Ce sont des négociations commerciales et notre offre doit être assez alléchante pour eux. On pense que notre offre la plus récente va les convaincre », dit-il, sans préciser la teneur de celle-ci.

Sollicité par Le Journal, le CP n’a pas voulu commenter publiquement le projet de M. Rebello.